Hypersomnie Idiopathique. C’est le nom de la maladie neurologique que l’on m’a diagnostiqué. Au quotidien cela se traduit par un temps de sommeil allongé, à d’autres moments une somnolence diurne ou des épisodes de fatigue intense.

Durant ces – heures, jours – de grande fatigue j’ai pour simple décor mes paupières closes ou la grande fenêtre de toit de ma petite chambre. C’est là que, patiemment, j’attends que la fatigue disparaisse comme le vent pousse un nuage.

Un lieu unique : la chambre. De là plusieurs points de vue se mêlent : celui – depuis le lit – observant le ciel fragmenté par le cadre de la fenêtre, celui regardant les heures défilées sans notion réel du temps et des jours , ou celui témoin de la scène depuis l’entrebâillement de la porte.

Un long sommeil invite à la patience, à la rêverie et à la contemplation.

Extrait